Ok, je préviens : dans ce post, je crois que je vais me la péter un peu. Ouais, j’écrivais tout à l’heure un mail a un ami londonien et qui dit londonien dit exclusivement anglophone donc je rédigeais ça en anglais (ben ui, vous le savez, la logique est VRAIMENT mon truc). Sur ce, avant que j’envoie mon message, croyez le, croyez le pas, v’là t’y pas que mon petit frère se connecte sur skype. Et là, je lui demande une correction de texte. Je vous ai déjà dit qu’après 6 ans aux USA (comme ma belle doche d’amour) ils vivent maintenant à Londres ? (Ouais, j’adore aussi me la péter par procuration, parce qu’on est bien d’accord ça déchire ça non ? Du coup j’ai un neveu rosbiff…mais bon, une fois de plus je m’égare) et là après m’avoir demandé si je souhaitais un texte parfait ou un truc genre « je me suis pas faite aider » il a ajouté, et je vais le citer « en fait tu sais y'a juste quelques tournures mais rien de majeur » à revoir. Bon, ben j’étais contente et je me suis mise, comme ça m’arrive parfois, à me parler en anglais. Je me parle aussi parfois en espagnol, mais mon frère et ma belle sœur n’y étant restés que quelques années (en Espagne hein, ouais, pétage procuratif 2, le retour…) j’ai moins eu l’occasion de pratiquer, ce qui m’a valu, digression numéro 12523, une honte mémorable mais assumable car tout de même un peu aidée par l’alcool. Dans un bar Irlandais à Barcelone, alors que j’étais d’humeur taquine et coquine, j’accueillais chaque nouveau consommateur par un doucereux « la soirée va être chaude ! ». Mon frère et ma belle sœur, déjà fans de mon humour légendaire, étaient à moitié morts de rire à me voir accoster les passants comme ça, ce qui ne faisait que me conforter dans mon délire. Entre deux étouffements dus aux fous rires à répétition, mon frère a réussi à me dire que la raison de l’hilarité presque généralisée autour de nous était surtout due au fait que dans mon alcoolisme passager (oui, je mets ça sur le dos du whisky), au lieu de dire ce que je pensais, en me mouvant comme une danseuse de lap dance sans barre fixe, j’employais un mot qui signifiait « bouillon de poule » …la honte donc ! Bref, oublions ça et changeons de sujet. Quand je pars dans mes délires, seule et sans témoin, l’anglais me vient plus facilement pour tout ce qui est médiatique : « yes, i’m so glad you invited me on your show Ellen, i love what you do » me vient plus facilement. Ohhh ça va hein, qui n’a jamais répété ses remerciements aux oscars ? Son discours d’arrivée sur le plateau de david Letterman ? Les sujets de conversation qu’il aura avec Brad lors de la soirée de l’Amfar ? ou tout simplement (simplement oui) essayé de préparer la blagounette qu’il allait faire à George Cloney pour ne pas tomber dans le « un p’tit café ? ». Nan ? Jamais ? Jamais, jamais, jamais ? Bon ben moi, lorsque je suis au toilettes, ou quand je parle aux voix dans ma tête, en général c’est plourilingual et je suis en général super célèbre (ben internationalement célèbre en fait) et je fais le tour des medias du monde entier grâce à mes talents languistiques. (le A est fait exprès, j’estime que c’est comme ça que ça devrait s’écrire). Bref, bref, bref, la correction est arrivée et bon, c’est effectivement pas majeur mais si on avait été à l’école, j’aurais eu pas mal de rouge sur ma feuille. Tiens, tout ça me fait penser à voyager. J’ai envie de voir du pays, pas forcément loin (de toutes façons entre les contraintes de santé poutesque et ma phobie avionesque, on va pas se la péter Chuck Norris non plus hein) bien que nos destinations envisagées et souhaitées ressemblent au Canada ou au Japon par exemple (je dis ça au cas où l’un de mes lecteurs ait ou soit sur le point d’avoir la bonne nouvelle des 5 numéros à l’euro millions te qu’il souhaite vérifier mes capacités en langues..). Bon allez, ça m’a donné envie : je fais à manger (oui, ben un jour sur deux c’est de nouveau à moi) et je vais voir où nous allons passer nos vacances de février !

Si vous avez des idées…

 

PS: photo de la soirée au Dubliner à Barcelone.....mouais, je sais ....