J’allais tenter de vous raconter ma dernière séance chez le kiné, mais j’ai les bras qui saignent. Je vous propose donc de faire un petit break, le temps de récupérer les muscles que mon cher maître shaolin (oui, ok, stun peu raciste et réducteur mais mon kiné est asiatique donc…) les muscles donc qu’il a retrouvés, agités, molestés et que je me dois maintenant de laisser reposer sous peine de sanglots longs et monotones de mes yeux gonflés et rougis.  Bref, je déguste ma mémée grave des bras, abdos et autres dorsaux (oui, j’ai comme un besoin de rééducation du haut du corps) donc je souffre en vous écrivant (mais pour toi, lecteur, je serais prête à déplacer des montagnes, décrocher la lune, donner ma chemise (mais pas trop bouger mes doigts sur un clavier)) et pour pouvoir me donner à 100%, je reviendrai plus tard. I’ll be back, back in black peut être (je te dirai) mais je te bise, puisque je ne suis absolument pas en capacité de te serrer la paluche, mon bras ne pouvant plus effectuer d’angle avec mon corps de plus de 12°.

PS : salaud de kiné de merde, il m’a appâtée pendant 10 séances de massages vigoureux voire douloureux destinés à « faire disparaitre mes tensions histoire de [me] remettre en forme pour la rééducation » et m’a poignardée à coup de medecine ball, tapis d’exercices, bâton vibrant bizarre (non, non, je ne te suivrai pas dans cette voie lecteur), gros ballon tout mou, petits poids traitres et chronomètre fourbes.

PPS : ok, quitte à écrire ça j’aurais pu te décrire comment en tenue de sortie de boulot (aujourd’hui pantalon noir, talons de 12 (j’étais pieds nus) et chemise saumon…), à 4 pattes sur un tapis de yoga, j’ai alternativement fait : l’oiseau, le papillon, la planche, le chien, la parachutiste, du gainage, un petite série d’abdos, risqué de me péter les dents sur le parquet à cause d’un manque certain d’équilibre sur ballon (et très certainement de début de décès musculaire), ai dit sur un ton doux et délicat à kiné (ouais, merde, ok, ce traitre m’a ruinée, je dis et fais c’que j’veux ! z’avez qu’à me HALDEr, même pas peur !) « Putain nan, on en était à 12… s’il vous plait » lorsque, à cause d’un malaise bratal j’ai un peu relâché ma position et qu’il m’a dit « ahh, on recommence, vous avez craqué avant le 15eme Mme Pou ». J’aurais pu vous décrire comment j’ai commencé ma sance, féminine, m’attachant les cheveux avec une petite élastique et ai fini par m’essuyer le visage en tirant sur ma chemise complètement débraillée d’abord puis en baissant ma tête jusqu’à mes jambes (en tailleur hein, de toutes façons, mon corps était en chiffons..) pour frotter mon front sur mon falzar et y laisser les gouttes de sueur et les larmes de douleurs de mon corps ! Comment j’ai failli le gifler à force de « Allez Mme Pou vous allez y arriver » « allez Mme Pou, plus que 5 » « allez Mme Pou courage » « OK, Mme Pou on fera ça plus tard, là vous manquez une peu de force/entraînement/temps/sang dans les veines/vitalité/tissus musculaires » « Ben voilà Mme Pou, c’est top, on progresse » ON PROGRESSE ? Non Ducon, moi ouais (et effectivement, ça me fait du bien et je suis très contente hein) mais toi tu me regardes et tu comptes fils de ....!

Mais non, je ne vous raconterai pas tout ça, en plus je risque de déraper, je vais me reposer et je vous expliquerai ça une autre fois, là je vais me reposer.

 Si je peux ramper jusqu’à la chambre.

 

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