DSC_0012Ahlalala, je n’ai finalement pas grand-chose à te dévoiler sur notre premier vernissage, si ce n’est que Pou a choisi de venir (si si, choisi, il avait été dégagé de toute obligation sans aucune contrepartie ni boudage sous jacent) et qu’il s’est gargarisé d’un « j’ai bien fait de vous envoyer sculpter, franchement, vous vous débrouillez bien » ce qui, tu commences à entrevoir la bête, équivaut à un « waouw, z’etes douées » dans sa bouche.DSC_0014

DSC_0009Et, puisque nous n’allons pas nous étendre sur notre côté artistique, je te propose que nous nous penchions sur notre côté ethnologique. Vi, emportées (toujours pas par la foule) mais par notre voyage danemarkois, Cocazéro et moi , par l’odeur de billets à 20 euros alléchées, avons choisi de découvrir Rotterdam pour une weekend. Si toi aussi, à l’image de mon Pou, mon frère et quelques collègues tu te dis « ben pourquoi Rotterdam, c’est assez moche en fait tu sais ? » n’en rajoutes pas ! Nous, on ne connaissait pas et on s’est dit que ça pouvait valoir le détour et pi, crotte, on fait qu’est ce qu’on veut nan ?

Nos billets en poche, nous voila titulaires d’un airbnb du vendredi au dimanche. La vie nous appartient. Rotterdam, nous voilà. Bon, avant d’arriver, on se rejoint un vendredi, après une semaine de boulot bien épuisante, gare du nord. « T’es où ? Ahh, j’te vois. J’arrive ». Une fois le point relay dévalisé et notre téléstar jeux en poche (ouais, j’avoue, ça c’est moi, mais Coca est tellement trop baleze en mots croisés que je ne pense pas avoir fait le bon choix …), on checke nos apéricubes et gressins achetés la veille : Parées pour le voyage. Ohhsarass, ils sont organisés comme des nazes dans cette gare, on se marche dessus, ils nous parquent dans une file à la disney dans laquelle tout le monde piétine et …ohhh, y’a la moitié du train qui passe à côté et qui entre dans le train sans se faire chier comme nous ! Trop les boules. Allez, journée de merde, on est dans le dernier wagon, on marche depuis 2h15 avant d’atteindre notre porte et « allez, poussez dedans, fait entrer , le train va partir » ouais, ben tu vas te calmer mon gars, stacause de toi qu’on arrive si tard toi et ta file de crotte là alors tu vas attendre qu’on soit d’dans ! Tu vois l’ambiance !

On entre enfin. La fatigue nous assaille, on a un peu les boulettes et il fait moins 15. Ca ira mieux dans quelques heures, après une bébé sieste. Mais non. Assises l’une en face de l’autre, nous sommes assez vite intriguées par les attitudes et propos de nos voisins. Par un échange de texto des plus discrets nous partageons nos impressions : ensemble, pas ensemble ? gay ou bi ? Jaloux ou amis ? En ce qui me concerne, je pense que pull bleu est amoureux d’acné mais qu’acné, qui lui avait dit ne pas vouloir choisir entre filles et garçons, vient d’avoir un coup de cœur pour Chloé et du coup, pull bleu fait comme si ca va mais ca va pas. Et nous vivons un échange énorme : « ben je ne vois pas comment elle pourrait refuser » « ah ben en te disant non ». On a failli éclater de rire ! Il fait beau, nous reconnaissons le nom de la gare d’un ami Facebookien, hein wavre…et Rotterdam nous accueille enfin.

Je suis chargée de parler en étranger aux gens (et ça m’arrange bien parce que j’aime ça et puis que là bas, de t’façons, ils parlent tous étranger !) et après quelques légers errements, notre hôte nous attend à l’angle de la rue. « Hello, be prepared because we are at the first floor but we have des marches à grimper, it’s special but it’s funny” funny ta race ouais, 1er étage et 4 salves de marches ! Ils sont bizarres ces rotterdamois. Bref, notre hôte a visiblement une préférence pour les kikis ce qui nous vaut un beau calendrier du gay rugby club dans la cuisine avec plein de messieurs tous nus aux poils apparents. Notre hôte lui-même apparait zizi à l’air et ballon en paravent sur une très haute étagère. Il nous donne quelques trucs pour profiter de la ville au mieux, nous souhaite un super séjour et nous abandonne à notre sort. L’appart est super zouli. On se répartit les chambres et nous notons avec attention que, si l’envie nous prend, nous pourrons nous laver ensemble demain puisque la douche italienne est équipée de 2 colonnes, 2 douchettes et d’assez de place pour se frotter le dos sans gène.

Allez, hop, puisque nous n’avons pas pu siester dans le train, qu’il y a fait super froid et qu’il est déjà l’heure, allons chercher notre pitance vespérale. Une fois n’étant pas coutume, nous ne mangerons pas local. Un resto à tapas nous attendait, bras ouvert afin de nous proposer son gras et ses patates fondantes. On découvrira le manger paysbasien demain.

IMG_4247Demain arrive, il fait assez moche donc, nous décidons de faire les visites d’intérieur. Nous pensions être super bien situées par rapport aux points d’intérêt de la ville mais c’était bien en dessous de la vérité. Tout d’abord, autour de nous, des dizaines de magasins, des restaurants, le markthall (ohhh, le MarktHall..), les maisons cubiques, la nouvelle Meuse, le pont Erasmus, les quais, tout est à moins d’un quart d’heure de marche ! A côté de la maison, un Hema. Vous savez Hema, ces magasins dans lesquels on entre 100 fois , les yeux pleins de leurs couleurs et formes variées sans jamais rien trouver à y acheter (c’est la théorie CocaZéro) et ben là, on entre une nouvelle fois et bim, sa théorie s’effondre. Le magasin est 5 fois plus grand que les nôtres, on y trouve de tout jusqu’aux médicaments (!!!) et nous montons à l’étage où une salle de restauration nous attend. Nous prenons notre petit dej, au calme face au soleil. Cacolac, pain, beurre et croissant dans le gosier, nous nous dirigeons vers les maisons cubiques, des appartements de 100m² construits par des architectes fous. C’est perplexifiant.IMG_4229

IMG_20160618_112639Dans le quartier, les parterres de fleurs comportent des celeris et de la batavia rouge, c’est perplexifiant. Le MarktHall nous ouvre les bras. Une halle de 40 m de haut qui abrite les saveurs culinaires du monde entier. Nous sommes des milliers sous l’arche géante mais presqu’aucun bruit ne se fait trop fort ou trop sourd dans les allées. c'est perplexifiant. Les odeurs se marient et ouvrent notre appétit (déjà bien aiguisé). Tiens, encore un choix bien local : un wok minute. Hummm, régalade.

Le temps passe et notre hôte nous a conseillé de nous rendre au 7e étage d’une tour hôtel afin d’apprécier la vue sur le pont Erasmus, en plus pour y aller, faut prendre le taxiboat (trop coool). Nous voilà parties. Je vous laisse en profiter comme nous l’avons fait :

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Calme, belle vue, ambiance cosy…ça c’est un week end comme on aime. Au bout d’un moment, on décide d’y aller et là, un nouveau drame de la délinquance... Le tram qui pourrait nous amener vers le quartier des restos où notre hôte nous a conseillé de nous rendre arrive dans 1 minute et nous n’avons pas le temps d’acheter un billet, pi y’a pas de quoi de t’façons. Mesrine un jour au danemark, Mesrine toujours en paysbasie, nous sautons dans le tram pour 2 arrêts, nos 6 euros dévolus aux billets en poche, au cas où, faudrait pas qu’on croive qu’on est des voleuses ! Coca se fige « tain y’a un contrôleur » « merdeuh, bon ben on lui dira qu’on n’a pas trouvé le distributeur de billets et on lui file les 6 euros genre normal hein » on va bien finir par y aller en taule…j’entends à nouveau la musique de Midnight Express dans ma tête !

Je ne vois pas le représentant de l’ordre, toujours dans mon dos. Coca me tient au courant de ses mouvements et bim, c’est à nous de descendre. Enveloppées dans une aura de sainteté et d’innocence, nous mettons un pied à terre. Je respire à nouveau, Coca sort également de son apnée. On a réussi. Le monde est  à nous. L’adrénaline nous rebooste, on marche, on erre, on cherche « la Pizza » et nous passons de rues en rues sans arriver à la voir. Tain, il bruine, il fait froid, on est punies pour notre péché tramesque : on ne trouvera jamais le resto et en plus on va chopper la crève du siècle ! « sqiouze mi sœur, you know « la pizza » ? » « yes, just here (débile) » alors il ne l’a pas dit mais vu qu’on est passées 2 fois devant sans la voir alors que c’est écrit dessus, je suppute qu’il l’a pensé très fort. C'est tout de même perplexifiant. Je vous passe le repas, pas top mais j’enchaîne direct avec notre voyage retour. Il fait pluvieux donc, même pas très loin, nous choisissons le tram et là, c’est avec aplomb et en sachant ce que nous faisons que nous sautons dedans sans plus de ticket qu’à l’aller. Nous allégeons nos consciences à grand renfort de « ben le prochain était dans 25mn et fait trop froid pour attendre, z’ont qu’à avoir des billetteries sur le quai, pi on a les 6 euros dans la poche au cas où, genre on ne savait pas « chez nous ca marche comme ça » et .. bim, contrôleur. Cette fois-ci c’est avec moi que l’eye contact a lieu. Coca me rappelle que s’il arrive vers moi je ne speake que french et no comprendo ! J’ai honte de nous. Il se poste là, à 30 cm de coca, dans son dos. On se fait même un sourire. Plus qu’un arrêt, on peut le faire, allez avance con de tram. Triiit, ça sonne. On descend. Il descend aussi, je pense qu’il va nous menotter comme ça et nous jeter en pâture aux rotterdamois, pour l’exemple. Avance Coca, avance, on peut s’en sortir ! Ce n’est qu’à l’abri de notre salon douillet que nous nous rendons compte qu’on l’a fait. Qu’une nouvelle fois, le mal a triomphé. Perplexifiant. Nous sommes claquées. Allez au dodo.

Dimanche matin, cette fois-ci, le soleil nous accueille sourire aux lèvres. Un petit thé, un doliprane chacune (ouais, 40 ans, ça laisse des traces) et une bonne douche, nous allons arpenter le plus grand port d’Europe ! Décidées à ne plus frauder, nous partons…à pieds jusqu’au port. Sur le chemin tout est joli, nous hésitons à prendre un brunch de folie dans un hôtel avec terrasse au calme et vue sur le fleuve mais  préférons partir pour notre croisière. IMG_4332Là, tous les évènements s’enchaînent en notre faveur. Le bateau ne part qu’à partir de 20 réservations et le 1er départ a lieu à 10h30. Il est 10h15 et nous voyons une trentaine de personnes arriver. Parfait. IMG_4327Nous prenons place dans notre yacht, seules visiteuses dans le salon cosy, toujours accompagnées d’un cacolac (on ne change pas une équipe qui gagne) mais cette fois ci un muffin en plus à nos côtés. La température est idéale, quasi personne dans le bateau puisqu’il est parti au moment où le quota minimum était atteint, la voix off donne même les IMG_4387IMG_20160619_102515renseignements en français. IMG_4326Trop de IMG_4354la balle !

L’heure et quart s’écoule avec volupté, de loin nous avons repéré un quartier à visiter au débarquement et waouw…quartier riche et calme, parcs et jardins se relaient devant des demeures magnifiques.

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Pou serait bien là. J’y dirai. On marche, on marche et il est tout de même temps de se reposer les arpions. On se pose en terrasse et hummmm, calme. Profitage.

Bon, on ne partira pas d’ici sans avoir dégusté une spécialité locale, vu que nos valises sont à côté du MarktHall, nous choisissons d’y faire un dernier tour pour goûter à la gastronomie rotterdamoise. Une fois une crêpe turque avalée (ouais, ça va, on en avait eu envie hier déjà…), nous nous dirigeons vers les proffertjels. Ca respire, exhale, exsude le gras et le sucre. Ce sont des boulettes de pancake, saupoudrées de sucre glace ET d’une noix (noix de 7 kilos) de beurre ! On reste raisonnable, ce sera sans chocolat ni chantilly !

IMG_20160619_145032Si on ne vomit pas dans le train, nous, ce sera le pompon parce que c’est un régal mais c’est un peu lourd, surtout en fin de repas..Perplexifiant..

Je vous passe le retour (heureusement que Coca avait sa cocculine) qui a confirmé ma nullité mots croisesque et le fait que mal acquis profite rarement parce que notre malhonnêteté transport en communiesque a été payée par une pharyngite transformée en angine pour moi (ou peut être était-ce juste la clim du Thallys ? on ne saura jamais).

En tout cas, on est prêtes à y retourner, se faire un petit tour sur les plages de la Hague, une fois toutes les spécialités du MarktHall testées et surtout tenter le splashtour, ça avait l’air rigolo ce bus qui tout à coup entre dans l’eau l’air que même pas mal !IMG_4360

Allez, je t’embrasse tous encore et à bientôt pour de nouvelles aventures.