Ca y est, c’est reparti, je suis écœurée. Ecœurée par tous ces ânes, ces nazes, ces débiles qui nous dirigent (qui nous dirigent à quelque niveau que ce soit hein).

Tous ces incapables assoiffés de pouvoir, de réélection, de sécurité personnelle ou d’avidité exacerbée, sans avoir le moindre intérêt, la moindre compassion pour ceux qui les font vivre, ceux qui ont les mains dans le cambouis, ceux qui pensent et agissent sans arrière-pensée. Pas le moindre réel intérêt non plus pour « le client ». Cet abruti de client aussi, ne nous leurrons pas non plus, celui qui se laisse abuser à grands renforts de couleurs, de gratuité feinte ou de « je vous ai compris ». Ces clients qui se laissent faire tant qu’on flatte leur égo mais qui se réveillent, souvent trop tard, lorsque qu’ils ouvrent enfin les yeux sur le fait que le service qui doit leur être rendu est d’une piètre qualité (quand il l’est tout au moins !).

Je pense à ça et j’ai envie de coller des tartes. Si ! Carrément ! De bonnes grosses tartes dans de bonnes grosses tronches ! Et ce qui m’énerve encore plus, c’est que moi aussi, je suis une abusée consentante. Je donne des leçons alors que comme une grosse moutonne, je me suis faite à l’idée que « c’était pas si grave » jusqu’à ce que ça le soit et que j’ai la haine mais là, l’habitude, la lourdeur des démarches et la flemme ont souvent raison de moi.

Cette année, j’ai bougé. J’ai bougé, appuyée et accompagnée par une bonne personne, une de celles qui a encore un peu de courage. Et nous avons changé le monde. Pas le vôtre hein, mais le nôtre. Nous avons obtenu justice. Une sorte de justice, une de celles où le coupable avéré garde la tête presque haute, pour ne pas faire de vagues. Une justice où on dit à la victime de « mettre ses bottes en caoutchouc  et d’attendre que la pluie passe ». Une justice ou aucun verdict n’est rendu histoire de donner du temps au temps.

J’ai dans mon entourage quelques vikings, pourfendeurs de la lâcheté par la violence. Quelques personnes qui estiment que « y’a que comme ça qu’ils comprennent » et je m’insurge, je lutte contre cette pensée animale, je continue à leur dire que la loi et les règles sont la solution mais lorsqu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, et qu’on sait ce qu’on sait, putain, mais donnez-moi une grande batte de baseball, quelques rotules attachées aux genoux de gros méchants et laissons faire la loi universelle de rencontre entre un gros bout de bois et un os fragile faire son office.

Bref, j’avais les boules mais maintenant que je t’en ai parlé, ça va bien mieux et je vais pouvoir recommencer à oublier la justice jusqu’à ma prochaine crise de foi en l’être humain. Je vais me délecter d’une demie finale française et, telle la révolutionnaire de base, avec du pain et des jeux on saura me faire taire. Je vais me vautrer dans l’égoïsme de mon statut d’être humain, faire comme tout le monde et …attendre. J’vous l’ai déjà dit de toute façon, j’estime que l’humanité ne mérite pas qu’on se batte pour elle donc moi d’abord. Et vive les vrais combattant de la justice, les volontaires, les engagés, les militants, les convaincus, je vous admire mais faudra pas trop compter sur moi ces 50 prochains années, j’vais être assez bizzi.

Ouais, ce post est une vraie ode à la positivité et à l’optimisme mais bon en même temps, j’ai passé 5 heures à chercher un trésor dans le 13e arrondissement de Paris ce weekend, aux côtés de Coca et Pou et, à nous trois, après avoir commencé par nous arrêter, continué par faire du shopping basketal pour ma moitié et enchainé sur le déjeuner, nous avons arpenté les pavés (Dieu sait que c’est chiant et dangereux les pavés), escaladé des avenues en pente, rejoint des lieux sans inédits sans arriver à trouver tous les mots mystères qui devaient nous mener à lui (au trésor parce que depuis le début de ma phrase, y’a de l’eau qui est passé sous les mots) donc, vl’a, j’ai les boules, j’ai les glandes et presque les crottes de nez qui pendent ce qui explique peut-être pourquoi, un peu aigrie par la vie, j’ai cru bon de partager mon humeur avec toi.

Mais je t’aime toi hein.