Je te mens, je te mens depuis plusieurs mois, ce blog n’est plus ma priorité, je ne trouve plus trop l’envie d’y poser des mots, je ne sais pas trop quoi y mettre et en plus là je boude. Bref, je reviens pour râler..ça te fait rêver non ? tu te dis que tu as bien fait de revenir me lire ? ouais, je sis comme ça moi : à ton service

T’façons, m’en fous, j’ai le droit je suis en convalescence ! Yep, il y a une semaine tout juste, je perdais un organe. Pas n’importe lequel, un des deux dont il se dit qu’ils ne servent quasiment à rien : ma wézicoule. J’aime bien l’écrire comme ça, j’ai l’impression que Dali lui-même parle de mes boyaux.

 Bref, je me demande si la molécule du bonheur n’est pas synthétisée dans ladite wézicoule parce que depuis qu’ils me l’ont fait sauter, je pleure tout le temps sauf quand je ris et quand ke ris ça tire mais parfois ça pleure aussi (autant vous dire qu’un rire voire un fou rire qui se termine en sanglot, ça fait bizarre), je ne peux pas faire grand-chose tellement les cicatrices sont fragiles, j’ai été gonflée au gaz pendant l’opération donc il faut que je me dégonfle, je me fais des minis angoisses hypocondriaques quotidiennes, angoisses qui se sont vérifiées fondées en plus aujourd’hui avec une cicatrice qui a décidé de tourner mal et qu’on a du mettre sous surveillance avec un aller-retour à l’hosto encore aujourd’hui et un autre prévu lundi, Pou est malade aussi du coup nos nuits sont un enfer, du coup bis on passe 24/24 cotte à cotte et en mauvaise santé et ça, c’est dur pour tout le monde,  et du coup ter, on doit partager la télécommande en sachant que nous n‘avons quasiment aucun goût commun.

Mais le pire, le plus méga pire dans tout ça c’est qu’en ayant perdu un organe, en ne mangeant plus de gras ou quasi depuis une semaine, en en ayant profité pour réduire les quantités de nourriture, je n’ai perdu qu’ 1 putain de petit kilo (et non, je n’ai  quasiment plus de gaz dans le corps, c’est gentil d’avoir essayé mais les murs ont fini de trembler). Bon ça fait 8 jours que je n’ai pas touché une cigarette, peut être le début de la vraie fin de mon tabagisme ?

Mais bon, au fur et à mesure que je t’écris je me rends  compte que j’avais juste besoin que ça sorte et là, ce dont j’ai envie de te parler c’est ce week-end infernal en auvergnie.

Cocazéro et moi avons envahi  il y a quelques semaines de ça un petit village d’irréductibles gaulois d’une quelquaine d’habitants chez Obelisk. Et là, on a foutu un dawa de tous les diables (ouais, je me la pète ch’uis jeune). Je ne sais pas quand nous y retournerons mais je me demande s’il y aura les mêmes voisins. En effet, un soir, emportées par nos émotions et le bonheur de nous retrouver (lui et quelques verres d’amitié pure en plus), nous avons commencé à danser en pyjama et chaussons, casquette sur le crâne.IMG-20160727-WA0003 La danse à entraîné le chant. Le chant a fini de nous désinhiber et tablette en main, nous avons parcouru tout le répertoire français, canadien, américain en mode karaoké. Je parle de chant mais très très vite, trop trop vite, les notes ont laissé place à des hurlements, les hurlements à des beuglements  et nous sommes parties au lit, à 2h du matin, sans voix, les cordes vocales en vrac, obligées de prendre une douche pour éponger la sueur qui avait recouvert nos corps de folles après avoir eu l’audace de nous attaquer à fatal bazooka certes mais également à Véronique Sanson, Céline Dion, Maurane, Lara Fabian, Daniel Levy, rien ne nous arrêtait. Cependant, la chaleur de cet été indien aidant, tous nos errements nocturnes ont eu lieu porte ouverte, en intégralité, son surround numérique pour le village entier ! Seule victime non collatérale de cette soirée : Romain BB qui, malgré un endormissement en sursaut à quelques mètres de nous, a réussi à faire sa nuit sans même nous avoir remarquées…Faut dire qu’il avait quasiment 2 nuits blanches dans les dents le beau gosse (je me demande comment le fils d’Obé a fait pour s’en sortir…)!

Mais ce weekend en auvergnie ca a aussi été une séance de chasse, pèche et tradition. Ben ouais, là bas, tu manges ce que tu attrapes et c’est armés de belles cannes (à défaut de fourche) et de pâte dégueu qui pue du cul que nous avons demandé aux deux testostéronés de déposer sur nos zameçons pour pas en avoir sur les doigts que nous avons plongé nos lignes dans les rapides canadiens d’auvergne et avons attendu en silence bien entendu, sans bouger ni rigoler que de dangereux animaux à branchies viennent se jeter sur nos frêles appâts.

Bim Christian, Bim Romain, Bim Obé…et moi ? Rebim et moi ! Nous voilà équipés de notre repas. Allons le faire peser par le monsieur (ouais ça va, on était dans une truiterie mais c’était dur quand même hein) et …truitebiourkasss, mais qu’est ce que c’est que cette odeur immonde et dégueulasse ? Je vais dégouler ! Quoi ? C’est normal ? Non, c’est pas normal de sentir le caca comme ça monsieur sauf si vous êtes mort de pourrissure. « Vous avez l’air incommodée par l’odeur madame » « un  peu je suis désolée, c’est quoi ? » « ben les poissons » « ah, c’est ça ?!? » gros fou rire…

Le soir, sushi et truites grillées, nous ont régalés le tout accompagné par le barbecue de Romain, un barbecue qui a pu durer toute la nuit puisque selon l’adage du grand philosophe Framboisier, la merguez party, tant qu’il y a de la braise, c’est pas fini.

Et est arrivé le clou du pestacle, le rébuso-devinetta-poeme que Coca et moi avons rédigé et inventé afin qu’Obélisk parcoure l’intégralité de sa maison à la recherche de tous les indices qui allaient la mener à tenter de découvrir son cadeau d’anniversaire de princesse qui le vaut bien. Ah ben non, pas à son cadeau tout court mais bien à des indices. Ben quoi c’était demain son anniv, elle attend, comme tout le monde ! Bon ensuite des queues d’âne ont fusé, des mouvements de bassin ont éteint des feux de bougies, des lentilles ont été récupérées à la baguette et nous on a ri, mais qu’est-ce qu’on a ri.

Ca fait longtemps que je ne relis plus ce que je t’écris de façon à ce que tu me lises brute de décoffrage mais ce soir j’ai failli à ma règle. Juste comme ça, pour voir, je n’ai rien changé (à l’exception d’une faute d’accord qui m’a fait mal au bescherelle, si j’en ai raté d’autres je te présente mes excuses)bref, tot ça pour te dire que je suis d’accord avec toi, ce post n’est pas drôle alors qu’il aurait vraiment pu. Mais il m’a remis le pied à l’étriller, le doit au clavier. J’ai re-envie de rire avec toi et j’ai encore une semaine à passer à la maison avec une wézicoule fantôme et une Pou bie présent lui par contre. Je pense que je vais pouvoir faire pousser quelques post dans ce simple mais fertile terreau.

Bises mon ami lecteur que j’aime. A demain. Ahhh je sais, demain je t’expliquerai comment je me suis rendue compte que non, je ne suis pas grosse, j’ai juste des os ET des organes lourds. Tu verras c’est évident !